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Acteur, metteur en scène et producteur. Le théâtre et les arts sont ma manière de comprendre l’expérience humaine.

mon parcours

J’ai étudié le théâtre à l’Universidad Mayor de Santiago, de 2013 à 2016. J’ai été formé comme acteur, mais je ne me suis jamais vraiment senti acteur : j’ai donc commencé à explorer la mise en scène. Après l’école, j’ai mis en scène Animales binarios et Pero, ¿y mi madre?, et j’ai été assistant à la mise en scène sur Todo bajo control.

De 2020 à 2022, j’ai suivi un master en études et pratiques théâtrales à l’Universidad Católica de Chile, sur la relation éthique entre l’artiste et le public. Ce que je cherche sur scène, c’est la vérité : ne pas faire semblant, seulement ce qui se passe vraiment au présent. C’est ce qui m’a mené du théâtre vers la performance, en partant de l’intime pour que cela résonne avec l’histoire de chaque spectateur·ice.

J’ai aussi appris à mener des projets : j’ai produit le festival interécoles de dramaturgie Juan Radrigán de 2015 à 2018 et, pour Caminamos mirando al cielo, une déambulation sonore créée pendant la pandémie, j’ai rédigé ma première demande au Fondart, le fonds national chilien pour les arts, et obtenu le financement. J’ai aussi enseigné, comme assistant en mise en scène à l’Universidad Mayor et en théâtre appliqué à l’UC. En arrivant en France, je me suis éloigné de la scène, mais pas de la création.

mes projets

  • Caminamos mirando al cielo

    On marche en regardant le ciel

    • Affiche de Caminamos mirando al cielo : une silhouette flotte à la renverse au-dessus de l’eau au crépuscule, la main tendue vers une étoile.
    • Une personne, casque sur les oreilles, descend un escalator du centre commercial Costanera Center.
    • Une personne au début du parcours, devant le Costanera Center.

    Création, co-écriture et mise en scène ; production · 2020–2022 · Costanera Center, Santiago. Projet de fin de master (UC). Exposition du processus au Teatro del Puente. Financé par le Fondart.

    Le public s’inscrivait, se plaçait devant le Costanera Center et lançait l’audio sur son propre téléphone. Pendant une heure, une voix le guidait à travers les cinq étages du centre commercial, en l’invitant à marcher, toucher, applaudir, prendre des photos. Le bâtiment est connu pour les personnes qui s’y sont donné la mort : la pièce invite à le parcourir comme un lieu de mémoire, et partage des informations sur la santé mentale et les ressources d’aide. Librement inspirée de mythes grecs (Ulysse, Narcisse, Pandore, Hestia).

    Crédits Création et mise en scène : Gabriel Hono · Dramaturgie : Nicolás Lange et Gabriel Hono · Voix : Gabriel Hono, Javiera Mendoza, Consuelo Carreño, Beatriz Arredondo · Composition et montage sonore : Juanjo Acuña · Photos : Manuela Bocaz

  • Animales binarios

    • Silhouette d’une personne portant un grand masque animal en fourrure, qui écarte un rideau rose.
    • Une personne au masque animal en fourrure, allongée sur un tissu rose, tient une chaussure rouge, des lunettes posées à côté.
    • Un visage à moitié caché entre des rideaux roses, dans une lumière chaude.

    Mise en scène · 2017–2018 · Santiago du Chili

    Trois monologues entrelacés de la dramaturge Carla Fuentes Abu-Abbarah : trois personnages queer au passé commun reviennent sur leur enfance, ses abus et sa solitude, en cherchant une issue. J’ai mis en scène la pièce et porté l’ensemble du projet, de la constitution de l’équipe à la recherche de financements. Elle a été jouée 32 fois entre octobre 2017 et mi-2018.

    Crédits Texte : Carla Fuentes Abu-Abbarah · Production : Beatriz Arredondo · Masque : Pedro Gramegna · Distribution : Daniela Fuentealba, Carmen Demarta, Macarena Barros · Photos : Felipe Armstrong

  • Todo bajo control

    Tout est sous contrôle

    • Une rangée de jambes en jupes beiges et escarpins sur un sol de scène bleu, un pied sorti de sa chaussure.
    • Une caissière en tablier bleu fume au premier plan pendant que trois collègues dansent derrière.
    • Un homme en chemise blanche et cravate bleue, assis, tient une balle jaune, entouré de trois caissières qui rient.

    Assistant à la mise en scène · 2017–2019 · Santiago du Chili, dans plusieurs théâtres, sur trois ans de tournée

    Cinq caissières d’un supermarché d’un quartier aisé de Santiago affrontent en même temps le réveillon de Noël et une grève. Jusqu’où iriez-vous pour sauver Noël ? Travailler pour vivre, ou vivre pour travailler ? Écrite par Javiera Mendoza et mise en scène par Juan Gálvez, la pièce a remporté le fonds de création interne de l’école de théâtre, puis a tourné dans les théâtres de Santiago jusqu’en 2019. J’étais assistant à la mise en scène.

    Crédits Texte et production : Javiera Mendoza · Mise en scène : Juan Gálvez · Assistanat à la mise en scène : Gabriel Hono · Conception visuelle : Catalina Devia, assistée de Catalina Álvarez · Distribution : Fernanda Águila, Juan Gálvez, Katherine Maureira, Javiera Mendoza, María José Mundt, Beatriz Sánchez

  • Pero, ¿y mi madre?

    Mais, et ma mère ?

    • Une personne en costume de cerf en fourrure, assise sur un lit, l’air surpris, devant des portants de vêtements.

    Mise en scène · 2018 · La Máquina del Arte, Santiago du Chili

    Une comédie de Carmen Amador, qui a commencé à écrire auprès de Juan Radrigán, sur l’identité comme une construction faite de nos relations. Sol et Fede partent en quête d’eux-mêmes sans quitter leur chambre : en rêve, ils reçoivent la visite des fantômes de leurs parents, et même de leurs propres versions plus âgées. La chambre, là où l’on est le plus sincèrement soi-même, se transforme peu à peu en un rêve (ou un cauchemar) dont le public est témoin.

    Crédits Texte : Carmen Amador · Mise en scène : Gabriel Hono · Assistanat : Nicolás Pérez · Production : Beatriz Arredondo · Distribution : Manuel Almonacid, Beatriz Arredondo, Diego Sánchez, Carmen Peñailillo

  • Festival de Dramaturgia Interescuelas Juan Radrigán

    Festival interécoles de dramaturgie Juan Radrigán

    • Logo du festival : une paire de lunettes sous le nom « Festival de Dramaturgia Interescuelas Juan Radrigán ».
    • Quatre membres de l’équipe de la troisième édition trinquent au vin rouge sous des fanions rouges et blancs.
    • L’équipe de la quatrième édition pose ensemble, avec un tote bag au logo du festival.

    Équipe de production · 2015–2018 · École de théâtre de l’Universidad Mayor, Santiago du Chili

    Un festival interécoles de dramaturgie pour les étudiant·es en théâtre, qui porte le nom du dramaturge chilien Juan Radrigán. J’ai rejoint son équipe de production pour la deuxième édition. Nouvelle équipe, nous avons fait appel à des professionnel·les expérimenté·es, relevé les prix, cherché davantage de financements et créé des collaborations entre écoles. Les candidatures sont passées de 10 textes à la première édition à 70 lors de ma dernière, et le soutien de l’école a augmenté chaque année : lectures mises en espace, artistes invité·es, cérémonie de remise des prix. Le festival fête aujourd’hui ses douze ans, toujours sur la voie que nous avions tracée.

  • Sur scène

    • Six personnages en quête d’auteur, avec Gabriel dans le rôle de la Petite Fille : sous une lumière bleue, une personne pousse la tête d’une autre vers une piscine gonflable jaune posée sur une table.
    • Gabriel en Glagoliev dans Platonov, défilant sur scène pour montrer son costume : cheveux blancs, grandes lunettes, tenue bordeaux, un drap tenu au-dessus de la tête.
    • Locutorio : deux interprètes dans une boîte de verre éclairée, sur une scène sombre, leurs reflets multipliés.
    • Signorina Giulia : un ensemble en perruques blondes et costumes folkloriques entoure une personne cambrée en arrière.

    Comédien · 2015–2017 · Santiago du Chili

    La Petite Fille dans Six personnages en quête d’auteur (Pirandello), adaptation contemporaine du collectif La Ratonera (2015) · Glagoliev dans Platonov (Tchekhov), mise en scène de Francisca Márquez (2016) · Chœur dans Locutorio (Jorge Díaz), mise en scène de Cristián Plana, avec Alejandro Sieveking et Millaray Lobos, production du GAM (2017) · Rôle d’ensemble dans Signorina Giulia, production chilo-italienne mise en scène par Cristián Plana (2017)

    Crédits Photo de Locutorio : GAM